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jeudi 5 mars 2009

Déjà presque fini

La deuxième semaine de stage est terminée et celui-ci tire déjà à sa fin, car il ne me reste qu'une journée. En tout, ça aura fait 8 jours sur le département de pédiatrie. Dans deux semaines, je débuterai donc celui en obstétrique.
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Cette semaine, tout s'est très bien déroulé. Pas de crayon qui coule ni d'uniforme déchiré à la Hulk. Mon prof m'a mis au défi et je crois y avoir répondu. Tout d'abord, j'ai eu une patiente adolescente, réfugiée d'un autre pays depuis peu et ne parlant pas le français et très peu l'anglais. Mais, ce qui me rendait triste dans cette situation, c'est qu'en plus de ça elle était seule à l'hôpital, sans doute parce que ses parents étaient trop occupés avec ses nombreux frères et soeurs. Le défi, dans mon cas, n'était non seulement de réussir à communiqué, mais aussi en tant qu'homme je devais établir un certain lien de confiance. Ce n'est pas facile non plus d'évaluer la douleur dans ces cas. Il faut sortir notre talent de mime enfoui au profond de nous, alors je devais être un show à voir lorsque je mimais le mot douleur.

Le deuxième patient que j'ai eu, m'a permis de pouvoir assister à une appendicectomie. Les gens dans la salle d'opération ont vraiment été chic avec moi. Même l'anesthésiste m'a expliqué en détail l'intubation, jusqu'à en voir les cordes vocales. Ensuite, la chirurgie étant par laparoscopie, ça m'a permis de voir chaque faits et gestes des chirurgiens sur écran. Bien que ce soit une chirurgie mineure, j'ai été impressionné. Ce que j'ai aimé avec ce patient, c'est que je l'ai pris en charge avant, pendant et après l'opération. Ça permit de créer un lien privilégié avec lui.

Enfin bref, une belle semaine de stage, comme je le souhaitais. Je trouve ça toutefois injuste, encore une fois, d'être habitué au département et de devoir le quitter lundi.


jeudi 19 février 2009

Un charmant département

Comme je l'avais spécifié mardi, hier c'était mon orientation sur le département de pédiatrie où je serai en stage durant les 3 prochaines semaines. On a passé une partie de l'avant-midi à examiner toute la paperasse du département. Ça ne paraît pas beaucoup pour le patient, mais une infirmière doit remplir beaucoup de formulaires, ce qui peut parfois rendre la tâche lourde. Mais, tout ça est pour le bien du patient et éviter des erreurs, donc c'est un mal pour un bien.

Alors donc, juste avant l'heure du lunch, nous sommes montés sur l'étage, question de nous familiariser avec l'environnement. Tout est bien pensé pour que l'enfant ou l'adolescent se sente bien: salle de jeux, salle d'ordinateur, DVD, xbox, playstation, décoration, etc. Ça fait contraste avec les départements où j'ai été auparavant. Toutefois, ce qui a le plus frappé, c'est l'accueil qu'on a eu. Normalement, on passe pas mal incognito sur un département parce qu'ils en voient pas mal de stagiaires. Sauf que, cette fois-ci, on a eu droit à un accueil royal. L'infirmière-chef et son assistant nous ont tous rencontrés dans une salle de conférence, nous souhaitant la bienvenue parmi eux et un beau discours pour nous convaincre d'aller travailler là après notre formation terminée. En plus, on a même donné un beau crayon promotionnel.

Le reste de la journée s'est passé tout aussi bien et je suis parti avec une bonne impression sur le département. J'ai vraiment hâte à lundi pour être dans le concret. Fini la théorie, place à la pratique!

jeudi 27 novembre 2008

Faut pas croire tout ce qu'on dit

Quand j'ai commencé mon cours en soins, on s'était fait dire par un prof que certains médecins avaient une tête à pas passé dans le cadre de porte et qu'ils pouvaient être vraiment chiants et désagréables avec les infirmières. Je me voyais déjà envoyer promener un médecin qui me traite comme de la merde. Puis est venu le premier stage, j'ai pas eu vraiment de contact avec les médecins donc, je ne pouvais pas confirmer la paranoïa quelques infirmières.

C'est à mon 2e stage que j'ai eu pour la première fois à parler avec un médecin d'un patient. Ç’a été nº 1! J'avais vraiment l'impression de faire partie de son équipe. Je m'étais dit que ça devait être une exception. Dans un autre hôpital, à 2 occasions, j'ai eu à faire avec un pneumologue qui n'était pas du tout tête enflée et même s'il a vu sur ma carte d'identification "Stagiaire", il m'a parlé dans un ton qui était tout le contraire de la condescendance. Puis, quelques jours plus tard, je suis en train de faire de l'enseignement à une de mes patientes sur l'importance de faire ses exercices respiratoires après une chirurgie. Pendant mon « discours », un anesthésiste entre et me fait un « thumb up» qui voulait dire, « Continue, j'aime ça ». Je me suis senti tellement fier de ma shot, même s'il n'y avait rien de calculer.

Bref, tout ça pour dire que je suis parti, injustement, avec un préjugé contre les médecins qui prennent les infirmières pour des esclaves et qui les méprises. Peut-être que mon professeur avait eu des mauvaises expériences dans le temps qu'elles pratiquaient, mais elle n'aurait pas du nous dire ça. De toute manière, dans tous les métiers, il y a des blasés désagréables qui font chier, même des infirmières et ça j'en ai vu plus que des médecins qui se prennent pour le roi de la place. Sauf que ça, c'est une autre histoire. Je le garde pour un autre billet.

mardi 15 avril 2008

Vidange d'huile

Tout plein de trucs à compter, mais je manque de temps pour les poster ici.
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Hier, j'ai donné du sang pour la première fois de ma vie et ça ne sera sans doute pas la dernière. J'ai toujours voulu en donner, mais soit qu'à chaque fois que j'entendais parler d'une collecte de sang, je ne pouvais pas ou soit que j'étais trop lâche pour m'y rendre. Hier, j'avais 3 heures à brûler entre deux cours et ça adonnait bien, il y avait une collecte de sang au cégep, alors je m'y suis présenter. J'ai eu le temps de jaser avec les bénévoles, à 99% des personnes âgées, et ce sont tellement des bonnes personnes. Il y avait un monsieur qui était bénévole pour Héma-Québec, parce qu'il ne pouvait plus donner du sang. À lui seul, dans sa vie, il a fait 767 dons de sang. Si un don peut sauver 4 vies, lui il en aurait sauvé 3068 vies. Impressionnant.
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J'ai vu aujourd'hui un drôle de couple. Drôle dans le sens, hors de l'ordinaire, qu'on ne s'y attend pas. Lorsque j'ai passé devant eux, je n'ai pas remarquer, trop concentré à continuer ma voix. Sauf que je suis devenu curieux, lorsque j'ai vu plusieurs personnes qui attendaient pour entrer dans un local, regarder en direction d'un couple qui s'embrassait. Une femme qui semble au premier coup d'oeil avoir le Syndrome de Treacher Collins (même chose que le petit Jérémy) embrassait son amoureux. Quand j'ai vu ça, j'ai fait un large sourire et j'ai continué ma route. Encore une fois, je trouvais ça beau. Dans un monde superficiel comme le nôtre et multiplié par mille dans un milieu scolaire, voir un couple qui s'aime faisant fit des apparences, je trouve ça remarquable. Je souhaite longue vie à leur couple.
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Pour ceux qui ne connaissent pas encore mon côté groupie pour Karkwa, sachez que depuis 10 jours, j'écoute en loop sans arrêt leur deuxième album (Le Volume du vent). Trop génial. On sent des influences dans la musique d'Harmonium, Radiohead et même Pink Floyd. Et concernant les paroles, on est loin du Eric Lapointe ou Lynda Lemay. La première toune en collaboration avec Patrick Watson est à renverser en bas de notre chaise. Je sais que plusieurs personnes n'accrochent pas à la musique québécoise, mais s'il y a un groupe à aimer, ça serait Karkwa. Un 3e album solide supérieur aux deux autres.
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Dernière semaine de stage qui commence demain. Ensuite, 3 semaines de cours loadées avant de terminer ma première année en soins infirmiers. Wow! Il y a 1 an moins un jour, je démissionnais d'un poste qui me rapportait 50 000$ par année dans un domaine où je n'aurais jamais manqué de job, mais que je n'aimais pas. Je ne regrette toujours pas mon choix.

mercredi 9 avril 2008

Mi-Stage

C'était aujourd'hui l'évaluation mi-stage. Personnellement, je ne stressais pas trop, car je l'aurais senti si ça allait mal dans mon stage. Et, comme j'avais prévu lorsque je faisais mon auto-évaluation, je me suis surévaluer. Pas que je me prends pour quelqu'un de parfait, mais je trouvais les nuances dans les choix pas très clairs. Pour mon auto-évaluation de fin de stage, je saurai à quoi m'en tenir. Pour en revenir avec l'évaluation faite par le prof, je sens que j'ai vraiment sa confiance et qu'elle m'apprécie. Les qualités et les points améliorés sont ceux que j'avais moi-même spotté, donc je sais sur quoi je dois travailler.

Cette semaine et pour la semaine prochaine aussi (la dernière), nos stages sont de soirs. Je n'aime pas trop l'atmosphère et la dynamique de soir. Ce n'est peut-être pas la même chose dans tous les hôpitaux, mais je m'emmerdais. J'aime ça quand bouge, que ça grouille et qu'il se passe tout plein de choses stimulantes. Bref, j'ai besoin de défi, la routine ce n'est pas pour moi. J'avais quand même toujours quelque chose à faire, mais on n’était pas dans le gros jus. Mais bon, peut-être que j'apprécierai aussi cette tranquillité plus tard quand j'aurais six patients à m'occuper au lieu d'un.

jeudi 3 avril 2008

Auto-critique

Dans les travaux que j'ai à remettre, concernant mon stage, il y a mon auto-évaluation mi-stage. C'est ce que j'ai fait et remis aujourd'hui. Il y avait une centaine de points que je devais qualifier d'entièrement satisfaisants, très satisfaisant, satisfaisant ou insatisfaisant. C'est très difficile de s'autoévaluer. J'ai tendance à vouloir me mettre poche partout ou bien à dire très satisfaisant. Je ne suis pas capable de me donner une note parfaite non plus. Je me demande bien à quoi ça sert d s'autoévaluer de façon aussi complexe. Moi, tout ce que je veux savoir c'est si je l'ai ou pas. Si le prof ne m'a pas renvoyé chez moi, c'est peut-être parce que je ne suis pas si pire. M'enfin, je verrai le résultat de tout ça, mercredi prochain, je rencontre mon professeur et nous allons discuter de mon évaluation de la première moitié du stage, j'ai bien hâte d'entendre mes points faibles, mais surtout mes points forts. Je ne m'en fais pas trop, car je sais que je n'ai mis aucun de mes patients en danger, alors je devrais m'en sortir vivant et avec un sourire.

mercredi 2 avril 2008

Dernier stage de jour

Le dernier stage de jour pour ma 2e session avait lieu aujourd'hui. Demain, congé (mérité), je pourrais donc en profité pour faire tous mes travaux de mi-stage à remettre.

J'ai eu la chance d'avoir un patient vraiment intéressant aujourd'hui. Sans entrer dans les détails, il était hémiplégique (paralysé d'un côté) et aphasique (incapacité à parler). Ce fut vraiment une expérience unique et enrichissante, car lui me comprenait, mais moi je ne le comprenais pas à part un oui ou un non. Je crois qu'il a vraiment apprécié mes soins, car il riait de mes jokes (plattes) et m'a même envoyé la main lorsque je suis parti (peut-être pour dire "Bon débarras!" ;)).

Ce fut quand même une journée difficile, je n'ai pas été assez performant à mon goût et vu qu'on a une prof assez exigeante (et elle aime nous le rappeler), on le sent. Parmi les 6 profs de stages, nous avons sans contredit la plus sévère et exigeante. Quand on compare nos stages, les autres ont l'air d'avoir un voyage au club Med. La réputation de mon prof est légendaire au collège, elle s'est, en quelque sorte, confirmée durant le stage. Moi, je n'ai pas de problèmes avec ça, car je me dis que je vais pouvoir en retirer du positif. Mais, d'autres, ont de la misère avec cette pression. J'avoue tout de même qu'aujourd'hui, j'ai trouvé ça plus difficile qu'à l'habitude. Elle sait te faire sentir mal quand tu oublies quelque chose, même si c'est une mini-minuscule-poussière de détail.

Il me reste donc 4 jours de stages et ils seront de soir. J'ai hâte de voir la dynamique d'en soirée. Nous étions déjà habitués de la routine, signes vitaux-médicaments-bain. L'hôpital me manque déjà!

vendredi 28 mars 2008

Les retrouvailles

Pour certains c'était un vendredi, pour moi c'était un vendredi aux allures d'un lundi. C'était ma première journée de cours en deux semaines. Qui dit retour en cours dit retrouvailles avec les autres collègues de classe qui eux sont en stages dans d'autres hôpitaux de la ville. Dans les deux heures de break entre deux cours, vous auriez dû voir les mille-et-une histoires que nous avions à nous compter. Je crois tout de même avoir reçu la palme avec mon histoire du petit-monsieur-qui-me-vomit-sur-le-bras. C'est fou comment chacun de nous dans les 3 dernières semaines avons pris de la maturité en tant que futur infirmier/infirmière.

La seule ombre au tableau, c'est lorsqu’'on est en stage 2 jours par semaine, quand tu as des cours, c'est plus laborieux. En bon québécois, « On n’est pas dedans », on a encore la tête à l'hôpital. Le prof de bio s'en est bien aperçu en nous donnant notre « congé » plus tôt que prévu.

jeudi 27 mars 2008

Semaine 2 de stage


Le retour de la semaine de relâche s'est fait en stage. La veille, j'étais vraiment stressé, parce que j'avais déjà peur d'être trop rouillé. En arrivant sur l'étage, le professeur nous assigne des patients. Je vais immédiatement à la chambre de ma « nouvelle patiente » pour lui prendre ses signes vitaux. En arrivant à destination, je me présente et la dame accompagnée de sa fille me fait un de ses smiles qui me fait dire que je vais passer une superbe journée et c'était le cas. Nous avons discuté comme deux pies toute la journée, même que ça faillit me nuire certaine fois parce que la dame me parlait même lorsque j'essayais de compté sa fréquence respiratoire et cardiaque. À la fin de la journée, le prof nous a dit qu'on aurait les mêmes patients le lendemain (aujourd'hui), j'étais vraiment content, car je savais que j'allais passer une deuxième bonne journée.

Ce matin, j'arrive dans la chambre et je m'aperçois que bien des choses ont changé en 16 heures. Elle doit être transférée aux soins intensifs. Je me retrouve donc orphelin, sans patient pour la journée. J'ai donc été assigné comme aide préposé aux bénificaires. J'étais un peu déçu au début, mais pas longtemps. J'ai vraiment beaucoup appris en les suivants. Je peux maintenant vous dire que si vous vous ramassez à l'hôpital et que je dois vous laver et changer votre culotte d'incontinence, vous êtes entre de bonnes mains ;). J'en ai aussi profité pour faire ma « blette » et regarder les infirmières faire des techniques dont je n'ai pas encore le droit de faire. J'aurais pu chialer et pleurnicher toute la journée que je n'avais pas de patient et que je faisais un peu la « job platte», sauf que ce sont des techniques que je dois apprendre et j'ai pu les approfondir suffisamment. Je crois que ce genre d'attitude, fait inconsciemment, m'a donné quelques points pour mon stage.

Deux TRÈS belles journées de stages! J'ai déjà hâte à la semaine prochaine!

jeudi 13 mars 2008

Première semaine de stage

Ma première semaine de stage est complétée. Comment ç’a été? Je dirais que ç’a été plutôt bien.

La première journée était plutôt une journée d'orientation. Nous nous sommes approprié la place et avons fait sûr de connaître tous les coins de l'étage pour être sûrs des prêts pour le lendemain. J'en ai même profité pour aller saluer, en partant, mon futur patient. Le monsieur avait eu comme chirurgie un enclouage à la hanche.

Ce matin, j'arrive à l'hôpital, prêt mentalement et physiquement. Première chose, en arrivant, je lui prépare ses médicaments. Pas très compliqué, mais ça demande quand même beaucoup de concentration la première fois, car on doit s'assurer de préparer les bons médicaments pour le bon patient. Après avoir préparé tout ça, on doit se dépêcher d'aller prendre nos signes vitaux (tension artérielle, fréquence cardiaque, fréquence respiratoire, température et taux de saturation en oxygène), car ça doit être fait avant leur déjeuner.

Un coup les cabarets ramassés, on a à peine pris en notes nos signes vitaux, finaliser notre plan de travail pour la journée que c'est le temps des bains. La majorité des patients ne peuvent se déplacer ou encore mettre du poids sur leur jambe opérée, alors nous les lavons à partir de leur lit. Pour moi, c'est la job la moins stimulante, mais il faut que j'apprenne à le faire. À partir de là, ça déboule, aider le patient à s'asseoir dans sa chaise, administrer d'autres médicaments, l'aider à aller à la toilette, l'aider à se recoucher, lui amener ses analgésiques (calmant), prendre sa glycémie et oups! Déjà midi! C'est le temps de faire notre rapport à notre infirmière attitrée pour partir diner. Pendant cette période les 5 autres stagiaires, nous avons un fun noir à nous conter des anecdotes de newbie en nursing. On reste tout de même discret, par respect pour notre patient. Au retour, tout passe aussi vite et la journée est déjà terminée.

Quand je suis arrivé chez moi, j'avais un sourire fendu jusqu'aux oreilles. Ma blonde me regarde et me dit: "Tu as eu l'air d'avoir eu une belle journée toi?". La réponse est "Oh! Que oui!". Dans mon ancienne vie, dans mon autre carrière, rarement j'arrivais souriant. Je crois vraiment avoir trouvé ce que je voulais dans vie.

J'ai déjà hâte à dans deux semaines pour ma prochaine journée de stage. Entre temps, je compte bien en profiter pour me reposer durant ma semaine de relâche qui débute demain soir. Quelques travaux à faire, mais rien de stressant!

lundi 10 mars 2008

Stressé

« Dans le jus », c'est l'expression que j'ai le plus utilisée dans les 2 dernières semaines et celle qui s'en vient s'annonce tout autant loadée. Mais, courage, c'est la dernière avant la mi-session et 10 jours de break. Par ailleurs, cette semaine, je commence mes stages et je suis stressé plus que jamais. J'ai des craintes à tous les niveaux, je ne me trouve pas prêt et pas nécessairement bon, sauf que je compte bien me donner à fond pour ce stage.

J'ai aussi été assigné au prof la plus exigeante selon les commérages et elle-même. Alors, je ne peux pas me permettre de pogner le cul. Il va falloir aussi que je travaille sur moi, car les profs ont pas la réputation d'avoir du tact lorsque c'est le temps de dire tes défauts et il faut pas que je me décourage aux moindres pépins. Mon petit côté impulsif et bouillonnant devra être mis de côté pendant mes périodes à l'hôpital parce j'aime pas quand on est bête et stiff avec moi. Quand on l'est, habituellement, je réplique, sauf que là, je sais qu'il va falloir que je me la ferme, tel un soldat. Ça l'air soumis, mais c'est pour mon bien.

J'espère prendre un peu de confiance en moi. J'adore le domaine dans lequel j'étudie, mais je sens qu'il y a des techniques où j'en arrache royalement. Par exemple, avec mes gros doigts, préparer des aiguilles pour des injections, ce n'est pas très évident. J'y arrive, mais je suis terriblement lent. De plus, je n'ai pas la meilleure mémoire, j'oublie beaucoup et comme beaucoup de procédures de soins font appelle à la mémoire, souvent j'ai l'air d'un cave quand le prof me pose des questions. J'envie les jeunes de 19-20 ans, dont leur cerveau a encore la capacité d'emmagasiner pleine de nouvelles informations.

Je me croise donc les doigts pour que ça aille bien mercredi!

mercredi 5 mars 2008

Tu sais que tu en as trop quand...

Tu sais que tu en as trop quand ta fille fait un dessin, elle décide Maman, son petit frère et le chien, sauf que Papa n'est pas dessus, « il est à l'école » selon ses paroles. J'avais un peu la larme à l'œil en voyant ça. Quand je suis à la maison, j'essaie de passer le maximum de temps avec eux, mais je dois souvent m'éclipser pour aller étudier, surtout la fin de semaine. La première session, concilier travail-étude, ce n'était pas si pire, j'y arrivais très bien. Sauf que la deuxième session, la tâche est pire. Je passe sérieusement 80 heures, si ce n'est pas plus, par semaine, dans mes études. Notre prof de bio nous disait lundi qu'il nous admirait en soins infirmiers d'être capables d'arriver dans nos études avec autant d'heure de cours et d'étude. Une chance que je n'ai pas de cours de français et philo, sinon je "pèterais sûrement au frette". Je me souviens aussi des profs de soins, au début de notre DEC, qui nous disaient qu'avec la tâche qui nous attend, le DEC fiterait mieux sûr que 4 ans que 3 ans. Je pense que ça serait le temps d'y penser pour certains programmes au collégial.

Pour en ajouter à tout ça, la tempête s’est confirmée. Résultat, je vais avoir 3 examens demain, en plus de deux cours et une rencontre pré-stage. Je vais bien finir à 20 h avec tout ça!!! J'ai assez hâte que cette semaine soit finie.

mardi 4 mars 2008

Hypothétique tempête

Si demain, il y a tempête comme prévu, je ne sais pas ce que je fais, mais je ne serai pas de bonne humeur. Je pense que je vais commencer la chasse à Dame Nature...

C'est que ça serait le 2e mercredi en 3 semaines qu'on manquerait. Les mercredis et jeudis, ce sont des cours strictement reliés aux Soins Infirmiers. La dernière tempête, ils ont été obligés de tout remanier pour que les cours préalables aux stages soient enseignés. Alors, cette semaine, c'est la dernière semaine avant le stage. À l'horaire, 3 examens, 1 travail à remettre, 2 cours et une rencontre préstage. Dans l'éventualité que demain c'est tempête et qu'on a pas de cours, ils n’auront pas le choix de nous donner ces cours, donc nous risquons de tout reprendre en une seule journée, soit jeudi. De quoi rendre débile n'importe quelle personne. Déjà qu'on est tous sur le bord d'un burn-out à force d'étudier non-stop à tous les jours en plus de nos cours, cette tempête ne viendrait pas améliorer notre sort.

Donc, ce que je souhaite demain, tout sauf une fuckin' tempête!

dimanche 27 janvier 2008

Crise de panique

Ça m'arrive une fois de temps en temps de me réveiller la nuit, en panique et me de me dire. Serais-je un bon infirmier? J'ai peur en stage d'être mauvais et de faire gaffe par-dessus gaffe. Comparativement à mon ancienne carrière en informatique, je ne joue pas avec la santé d'une machine, mais bien d'un être humain. Et si je suis mauvais, cet être peut porter plainte contre moi et je pourrais me retrouver radié, etc. Je sais que le problème c'est moi, mais avec une famille qui me supporte beaucoup, malgré que je ne rapporte pas d'argent à la maison, je ne voudrais pas être obligé d'allonger leur calvaire en coulant un cours ou en étant obliger de changer de branche parce que je n'ai pas passé l'examen de l'ordre.

On me dit que je me mets peut-être trop de pression. C'est bien beau tout ça, mais s'ils étaient à ma place, comment ils le prendraient? Et comment fait-on pour ne pas se mettre de pression. Moi, sans pression, il y a de bonnes chances que je couler tous mes cours. C'est juste difficile à vivre par moment, mais je vous dirais que je ne serai jamais sûr de moi, tant et aussi longtemps que je n'aurai pas mon permis dans trois ans environ.