mardi 28 avril 2009

15 ans de bohneur

Il y a 15 ans, en 1994, j'allais en avoir 17 et plusieurs de mes collègues de classes n'avaient que 4 ou 5 ans. C'était aussi l'année que Jose Theodore a été repêché par les Canadiens, on était en plein génocide au Rwanda, Tom Hanks gagnait son premier Oscar pour le film Philadelphia, On ne parlait pas de Linux, mais de DOS et Windows 3.11, les secrétaires écrivaient des lettres pour leur patron avec WordPerfect, RBO était encore à la télévision et Daniel Johnson était Premier Ministre du Québec. Bref, il s'en est passé des choses depuis 1994.

Sauf que le 28 avril 1994, c'était MON moment marquant, je rencontrais la femme de ma vie. Elle connait tous mes défauts et qualités, on a passé à travers toutes sortes d'épreuves, mais on est toujours ensemble 15 ans plus tard et toujours heureux d'être ensemble et il est difficile, pour nous, de s'imaginer avec quelqu'un d'autre.

L'histoire de nos débuts est ici.

mercredi 22 avril 2009

Calendrier de vaccination

L'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ) décrivait la profession d'infirmier (ère) en sept catégories (Perspectives de l'exercice de la profession d'infirmière, p. 13). L'une d'elles est la promotion de la santé. Comme je veux aller au-delà de mes expériences de stages et d'études avec ce blogue, je vais tenter d'écrire des petites capsules d'informations à propos de la santé, tout ça en restant dans le cadre de la profession d'infirmière. Je n'ai pas la prétention d'être un expert et j'écrirai ces textes au mieux de mes compétences. Dans mon cas, c'est rendre l'utile à l'agréable, car c'est aussi une manière de réviser pour mes examens.
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Dans le cadre de mon dernier stage, lors des départs pour la maison des familles avec leur nouveau-né, l'une des questions que je me faisais le plus poser c'est « Quand doit-il être vacciner? ».

Tout d'abord, il est important de rappeler que bien que ce ne soit pas à 100 %, les vaccins sont généralement sécuritaires et efficaces. Grâce à leur utilisation, plusieurs maladies qui étaient présentent dans les années 70, par exemple, sont pratiquement éradiquées. Dans certains cas, nous avons besoins d'une ou deux doses pour nous immuniser toute notre vie et dans d'autres cas, nous devons en recevoir plusieurs.

Calendrier de vaccination du Québec (moins de 18 ans)
Vaccins offerts gratuitement


Vacciner, c'est cool!

Ce matin, c'était l'étape finale de nos stages: vaccination d'élèves de 4e année contre l'Hépatite A et B (twinrix). L'expérience a été tellement enrichissante.

Au début, je n'étais pas sûr. Certains enfants arrivent sur la chaise de « torture » en pleurant et, je suis un émotif, donc ça n'était pas une partie de plaisir. Alors, la première des trois classes que nous avons eues, c'était l'adaptation. Ensuite, à la 2e, je prenais le beat, je commençais à aimer ça. Finalement à la dernière, je voulais tous les faire. C'est fou comment en 3 heures, on peut passé de « Je veux être ailleurs », ensuite prendre de l'assurance.

Ce fut une expérience très enrichissante sur le plan du savoir-être. Savoir parler à un enfant angoissé et qui appréhende une douleur immense, le rassurer et parfois réussir à le faire sourire, c'est une expérience qui marque et qui compte. C'est aussi drôle de voir comment les petits garçons peuvent se donner des allures de dûr, mais sous leur carapace, on sait qu'ils sont très angoissés. C'était facile à observer, leur deltoïde devenait soudainement crispé et l'entrée de l'aiguille un peu plus difficile.

Bref, c'était inattendu, je m'attendais à un avant-midi long et ennuyeux, mais j'ai été agréablement surpris par l'expérience.

dimanche 19 avril 2009

Fin des stages

Je n’en reviens pas! Les stages sont déjà terminés et enfin finis (à vie) l'obstétrique. Ce n’est définitivement pas fait pour moi. Je ne me sens pas du tout à l'aise sur ce département.

Par exemple, la semaine passée, je devais faire le 1er bain d'un nouveau-né puisqu'il en était à sa dixième heure de vie. Le premier bain peut être pour des nouveaux parents, un moment stressant, parce qu'on a peur de faire mal au bébé, on a peur de ne pas faire les bonnes choses, de ne pas avoir la bonne technique, etc. Alors, notre travail, c'est de leur enseigner une bonne façon de le faire et de leur donner des petits trucs. Et puis, pour les parents pour qui ce n'est pas un premier enfant, on en profite pour faire un rappel, car bien des choses changent avec les années et l'on ne peut pas se rappeler de tout.

Alors, la semaine passée, j'ai eu à le faire. Lorsque j'ai annoncé aux parents ce qu'on allait faire, ils étaient méfiants et n'étaient pas du tout sûrs. J'ai senti le besoin de leur dire qu'en plus d'avoir des connaissances sur le pourquoi de chacun des soins à donner, j'étais père de deux enfants, alors je n’en étais pas à mon premier bain. Même à ça, ils étaient méfiants. Tellement que quand je lavais le bébé dans un bassin d'eau, j'avais deux autres paires de mains qui me nuisaient plus qui m'aidaient.

Un autre exemple, avec une autre patiente. La maman en est à son 2e enfant, alors elle a l'attitude du « Je sais comment ça marche » avec l'allaitement et refuse tous conseils et/ou commentaires, surtout de l'homme-stagiaire. Le bébé est toute croche, la mère à un bras qu'elle maintient levé et ne laisse son enfant boire que 10-15 minutes au total en tout. C'est donc normal de ma part d'essayer de lui faire comprendre que ça ne « marche » pas son affaire. Sauf qu'elle n'en a fait qu'à sa tête. Alors, que voulez-vous que je fasse? Je l'ai laissé faire. Même après lui avoir dit que si son bébé ne buvait pas assez, il y avait des risques d'hypoglycémie, d'ictère (jaunisse) ou de perte de poids importante (normalement, ça ne devrait pas dépasser 7 % à 10 % du poids à la naissance).

Je ne me sens pas à l'aise parce que malgré mes connaissances, malgré le fait que je démontre de l'assurance, je devrai toujours me battre avec des têtes dures ou d'autres patients qui n'allouent aucune crédibilité aux infirmiers-hommes en obstétriques. Ils ne sont pas majoritaires, mais il y en a.

Il n'y a quand même pas eu que du négatif. Par exemple, lundi passé, toujours dans le cadre de ce stage, j'ai eu à faire un suivi post-partum à domicile. Ce fut une rencontre très révélatrice pour moi. Premièrement, j'ai adoré l'expérience, j'ai vu à quel point j'étais passionné par mon futur métier. Et puis, ensuite, je me suis aperçu pour la première fois à quel point nous pouvions accumuler des connaissances. Dans cette rencontre, j'ai eu à expliquer et enseigner plusieurs petites choses et en aucun temps je n’ai ouvert mes livres. Je leur ai expliqué ça, comme si je faisais ça tous les jours. Vraiment, ça m'a donné beaucoup d'assurance.

Bref, si je pèse les "pour» et les « contre », je ne me vois pas sur un département d'obstétrique dans le futur. Sauf que ce stage m'aura quand même amené de l'expérience et de l'assurance, ce qui n'est pas négligeable.

vendredi 10 avril 2009

En salle d'accouchement

Bien que j'aie deux enfants, je n'ai pas grands souvenirs des deux accouchements. Cependant, mercredi dernier, j'ai pu me retrouver de l'autre côté du miroir et un accouchement.   

En plus, je crois avoir assisté à l'accouchement parfait. Les parents et l'infirmière étaient tellement sympathiques, l'accouchement a été rapide, sans difficulté et le nouveau-né était en parfaite santé. J'ai passé deux agréables heures où mon cerveau, en mode éponge, a absorbé tout plein d'information intéressante.
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Malheureusement, une assistante-chef infirmière est venu gâcher mon bonheur. Ayant une trop grande surcharge de travail, elle m'a clairement indiqué que j'étais de trop sur le département et j'ai dû quitter. C'était quelque peu humiliant de la façon que ç’a été dit et surtout en considérant qu'ils reçoivent des étudiants à tous les jours sur leur département. C'est la vie comme on dit.

lundi 6 avril 2009

Bon, bon, bon...

Voilà près d'un mois que je n'ai pas laisser ma trace ici. Je me rends compte que la mission que j'avais faite de ce blogue (parler de mes expériences d'étudiant-infirmier), n'en est pas une qui pourrait garder des lecteurs réguliers.  Comme mon stage en obstétrique a pris du temps à démarrer et que pendant ce temps-là j'étais sur le stand-by, il ne se passait pas grand-chose ici aussi.

Je songe à y inclure des petites "capsules» informatives sur les soins, une fois de temps en temps. Comme ça, une pierre d'un coup. Du contenu sur ce blogue que je ne veux pas laisser mourir, surtout avec la période estivale qui s'en vient et du même coup, ça me permet de réviser certains concepts que j'apprends.  Donc, projet à venir.
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Bon, parlons de stage en obstétrique.

J'ai eu mon orientation sur le département le 25 mars. Ensuite, j'étais censé commencer mon stage le 30 mars. Sauf que mauvaise nouvelle, ma professeure/superviseure de stage est prise avec le virus de l'Influenza.  Comme elle ne peut se présenter et qu'il n'y a aucun remplaçant de disponible, nous perdons 2 jours de stages.  Le 1er avril, nous commençons, finalement, ce fameux stage.  Cependant comme nous sommes là que les lundis, mardis et mercredis, alors la semaine était déjà terminée.

Alors, aujourd'hui, on peut dire que c'était le vrai début. Alors, comment je me sens sur un département d'obstétrique? Pas pire pentoute!  C'est assez détendu comme atmosphère. Rien qui presse, plus de gens heureux que de malheureux, pas de routine, etc.  Je ne peux pas dire que j'hais ça, mais je n'adore pas ça aussi.  

Jusqu'à maintenant, j'ai fait la connaissance de deux charmants et sympathiques couples avec leur nouveau-né. Jusqu'à maintenant, j'ai de belles relations avec les parents. Même que parfois, je jase peut-être un peu trop avec eux. Il y a même fallu que cet après-midi je m'arrête de parler et que je leur dise « Coudonc! Je fais comme si j'étais de la famille! Je vais vous laisser vous reposer ». J'ai, disons, la jasette facile.

Mercredi, je vais être en salle d'accouchement.  Non pas que j'attends un bébé (vous êtes déçu?), mais pour observer des accouchements.  J'ai hâte de voir ça du côté infirmier au lieu du côté futur papa.