jeudi 27 novembre 2008

Faut pas croire tout ce qu'on dit

Quand j'ai commencé mon cours en soins, on s'était fait dire par un prof que certains médecins avaient une tête à pas passé dans le cadre de porte et qu'ils pouvaient être vraiment chiants et désagréables avec les infirmières. Je me voyais déjà envoyer promener un médecin qui me traite comme de la merde. Puis est venu le premier stage, j'ai pas eu vraiment de contact avec les médecins donc, je ne pouvais pas confirmer la paranoïa quelques infirmières.

C'est à mon 2e stage que j'ai eu pour la première fois à parler avec un médecin d'un patient. Ç’a été nº 1! J'avais vraiment l'impression de faire partie de son équipe. Je m'étais dit que ça devait être une exception. Dans un autre hôpital, à 2 occasions, j'ai eu à faire avec un pneumologue qui n'était pas du tout tête enflée et même s'il a vu sur ma carte d'identification "Stagiaire", il m'a parlé dans un ton qui était tout le contraire de la condescendance. Puis, quelques jours plus tard, je suis en train de faire de l'enseignement à une de mes patientes sur l'importance de faire ses exercices respiratoires après une chirurgie. Pendant mon « discours », un anesthésiste entre et me fait un « thumb up» qui voulait dire, « Continue, j'aime ça ». Je me suis senti tellement fier de ma shot, même s'il n'y avait rien de calculer.

Bref, tout ça pour dire que je suis parti, injustement, avec un préjugé contre les médecins qui prennent les infirmières pour des esclaves et qui les méprises. Peut-être que mon professeur avait eu des mauvaises expériences dans le temps qu'elles pratiquaient, mais elle n'aurait pas du nous dire ça. De toute manière, dans tous les métiers, il y a des blasés désagréables qui font chier, même des infirmières et ça j'en ai vu plus que des médecins qui se prennent pour le roi de la place. Sauf que ça, c'est une autre histoire. Je le garde pour un autre billet.

mardi 25 novembre 2008

Le blues des examens

J'écrivais dans le dernier billet que j'étais quelqu'un de nature calme en surface, mais qu'à l'intérieur ça pouvait bouillonner de stress. C'est le cas c'est temps-ci, où le compte à rebours est commencé pour les derniers examens, soit cinq examens théoriques et deux autres pratiques, et ce, en environ 2 semaines.

C'est que c'est beaucoup de matière à étudier, à assimiler et parfois elle est loin. Par exemple, pour un de mes examens, la théorie remonte au mois de septembre. Pour deux autres, je termine la session avec deux examens synthèses, c'est-à-dire qu'on est évalué sur tout ce qu'on a appris dans la session, alors c'est beaucoup de travail pour être bien préparé. Tout ça fait que j'ai tellement la crainte de gâcher une belle session jusqu'ici par un échec dans un examen important. Mais bon... comme toujours, je vais donner mon maximum et advienne que pourra!

samedi 22 novembre 2008

Être calme n'est pas toujours une qualité

Dans toutes mes évaluations de stages depuis le début de ma formation, l'une de mes principales qualités rapportées par mes professeurs est que je parais calme ce qui me permet donc, toujours selon eux, de facilement établir un lien de confiance avec mon patient. Je ne peux pas les obstiner là-dessus, c'est vrai, même je peux être beaucoup stressé, je le cache bien.

Toutefois, être calme, ça peut jouer bien des tours, surtout pour un lunatique comme moi. Parce qu'être stressé, ça te met sur le qui-vive et dans ce temps-là, ton cerveau est sur le radar à l'affût d'une éventuelle erreur. Sauf que quand tu es trop calme, ben ça se peut que tu fonctionnes sur le cruise control. C'est malheureusement ce qui m'est arrivé à une ou deux occasions durant mon dernier stage. Par exemple, une fois, je suis aller prendre une glycémie (taux de sucre dans le sang) chez un patient, une petite piqure sur le bout du doigt, petite goutte de sang sur la bandelette, le glucomètre me donne le résultat, parfait. Ensuite, je ramasse mon stock, je jette mes gants à la poubelle, jette la bandelette souillée dans le bac jaune biorisque et oups! J'envoie aussi l'aiguille, attachée au stylo piqueur, dans le biorisque. Le hic, c'est que le stylo piqueur est réutilisable et qu'une fois dans le bac biorisque, c'est irrécupérable, car c'est rempli d'aiguilles souillées. C'est un peu mineur comme erreur, mais j'ai quand même couté 16 $ à l'hôpital, car ce petit bidule à ressort vaut aussi cher que ça! L'infirmière-chef a même pris la peine de venir me voir pour me taquiner.

Aussi loin que je me rappelle, j'ai toujours été un grand lunatique. Dans mon couple, c'est aussi un running gag et mes enfants semblent aussi avoir hérité de ce « don ». Jusqu'à maintenant, j'ai toujours su bien dealer avec ça. Sauf que là, quand je me mets à penser que j'aurai des patients qui seront sous mes soins et j'ai peur de faire, un jour, une erreur beaucoup plus grave que je viens de décrire. Ça m'a fait réfléchir beaucoup ces derniers temps et en jasant avec ma conjointe enseignante au primaire, j'en suis venu à une hypothèse que j'aurais peut-être d'un trouble de déficit de l'attention (sans hyperactivité). J'ai fait beaucoup de recherche et de lecture sur ce sujet et ça ce peut être diagnostiquer TDA dans la trentaine. J'ai même rempli un questionnaire, non scientifique, où j'avais 8 symptômes sur 9. J'hésite un peu encore à consulter pour voir si c'est réellement mon problème. Je me dis qu'en étant prudent et en essayant d'être le plus attentif possible, je pourrais m'en sortir, mais ça reste un pari.

Bref, ce en quoi je voulais en venir, c'est que oui, je suis quelqu'un de nature assez calme, mais être calme, ce n'est pas toujours une qualité et quand on est pas toujours alerte, on peut devenir dangereux et là, je parle surtout pour moi.

jeudi 20 novembre 2008

Comme si j'étais...

De la manière que les stages fonctionnent à mon cégep, c'est que sur 10 semaines, nous sommes 7 semaines en stage et les 3 autres en congé. Certains groupes de stage ont commencé avec 3 semaines de congé, d'autres avaient leurs congés éparpillés sur les 10 semaines et, finalement, dans notre cas, nous avions 3 semaines de congés à la fin. Ensuite, nous retournerons pour 3 semaines en classes pour un dernier blitz de théorie et un énorme rush d'examens. Le pourquoi nous sommes pas tous en stage en même temps pendant 10 semaines, c'est que nous devons partager les places disponibles dans les hôpitaux avec les autres cégeps de la région et deux universités.

Bref, je suis en congé depuis 2 semaines. Ne m'en reste qu'une. Quand le break à commencé, je m'étais établi d'avance que la première semaine, je ne faisais absolument rien et que les deux autres j'allais étudier mes examens.

Ça, c'était le scénario idéal. Sauf que je n’ai pas respecté mon plan et ça fait deux semaines que je ne fous pas grand-chose. On dirait que je trouve des milliers de choses de mieux à faire que d'étudier. Le genre de niaiserie que si je m'emmerdais vraiment, je ne choisirais même pas de faire. Donc, en conclusion, il faudra que je mettes les bouchées double pour la 3e et dernière semaine, car j'ai du retard à rattrapé. J'hais ce semblant de vacances, j'aurais aimé mieux être en vacances pour vrai. Grrr...

vendredi 14 novembre 2008

Donner l'exemple

Avant de prendre la décision de changer de carrière, j'ai vécu une période noire dans ma vie qui m'a forcé à prendre pendant 1 an des antidépresseurs. L'un des effets secondaires chiants est l'appétit sans fin (oh! jeux de mots...) et croyez-moi, c'était démentiel. Si j'avais eu devant moi un champ de Star Buck, je les aurais tous abattus et mangés crus. Le résultat cet appétit d'ogre, c'est qu'en un an, j'ai pris environ 100 lbs. Oui, oui! Vous avez bien lu! J'ai ensuite maintenu ce poids inconfortable pendant 6 mois environ et finalement l'été dernier, j'ai décidé de me prendre en mains.

Le hic, c'est que je suis un futur infirmier et j'aurai peut-être à enseigner à des gens obèses, des diabétiques ou même des jeunes filles anorexiques. Je me sentais comme un dentiste qui a les dents pourries, comme un brigadier aveugle, bref, comme un cordonnier mal chaussé. Alors, si je voulais avoir un minimum de crédibilité, je me devais de perdre du poids. C'est important pour moi d'atteindre un poids qui se rapproche le plus possible de mon poids santé pour donner l'exemple à mes patients.

Jusqu'à présent, je peux dire mission presque accompli, car en 6 mois environ, j'ai perdu environ 55 lbs. Non seulement ça me donne de la crédibilité pour mon futur métier, mais je me sens beaucoup mieux dans ma peau et beaucoup plus en santé. Certes, ça prend une volonté inébranlable et une discipline sévère, mais ça en vaut grandement la peine.

jeudi 13 novembre 2008

Cancer

S'il y a un cancer qui peut être traitre, c'est bien celui du poumon. Il est souvent diagnostiqué sur le tard et à ce moment la taille de la tumeur est importante, les métastases se sont répandues et les ganglions lymphatiques sont touchés. De plus, vu que les fonctions respiratoires sont directement impliquées, les personnes atteintes de ce type de cancer sont souvent très souffrantes.

Durant mon stage, j'ai eu à soigner une patiente atteinte de ce type de cancer. Ce fut, pour moi, une expérience à la fois difficile et très enrichissante. On nous répète souvent, dans nos cours, de demeurer empathique avec le patient et qu'on éviter de tomber dans le piège de la sympathie. Sauf que ça, c'est de la théorie, car en pratique, devant le fait, tu voudrais être Dieu et créer des miracles. Je suis sorti grandi de ma relation soignant-soignée avec cette personne et ça sera gravé dans ma mémoire toute ma vie.

En fin de semaine, j'ai appris que les médecins lui donnaient plus longtemps à peine à vivre, plus ou moins un mois. Le choc! Il me semble qu'une mère de deux jeunes enfants n'a pas le droit de quitter notre monde ainsi. C'est injuste pour elle, ses deux petits amours et son conjoint qui prenait tant soins d'elle. Ça m'attriste, il y a des fois, je voudrais être Dieu...

mercredi 12 novembre 2008

Comeback

C'était supposé n'être que quelques semaines de congé durant l'hiver et puis ensuite le break s'est étiré. La raison? Bof, j'en ai pas vraiment ne serait-ce que le goût d'écrire n'y était pas et que je manquais franchement de temps pour me discipliner à venir faire mon tour régulièrement. Mais là, j'ai le goût et le temps, alors pourquoi ne pas recommencer. Jadis, dans une autre vie, j'étais un blogeur qui écrivait à tous les jours pour garder son lectorat. Maintenant, je suis revenu à la base, je le fais pour moi. Je traverse une étape important dans ma vie, alors j'aimerais bien en garder des traces.

Alors, que s'est-il passé depuis ce temps? Oh! Il s'en ait passé des affaires. Tout d'abord, j'ai eu un bel été à travailler dans une résidence pour personnes âgées. Les résidents, la gang et la job étaient cool. J'ai été initié au travail de nuit et ça m'a permis de voir que je ne suis pas fait pour dormir de jour. Ce que j'ai le plus apprécié, c'est que j'ai côtoyé tout plein de gens partageant la même passion que moi pour les soins, ce qui m'a permis de faire tout plein de belles connaissances et, certains, sont même devenus des amis personnels. Malheureusement, j'ai dû quitter mon emploi au début septembre, car j'étais incapable de concilier travail-famille-étude, alors j'ai décidé d'aller m'endetter d'une marge de crédit pour étudiant.

Côté étude, j'ai toujours la passion pour mon futur métier, ma deuxième carrière. Parait que c'est à la 3e session qu'on sait si on aime ou pas. Dans mon cas, j'en suis convaincu: le meilleur move de ma vie. J'ai eu deux magnifiques stages cette session dans un département de médecine et autre en chirurgie. Le premier a été celui que j'ai préféré, car c'était principalement des cardiaques et mon professeur était une vrai bête de cardio et m'a transmis en même temps sa passion.

Voilà! Ça résume rapidement les derniers mois. Ne reste qu'un mois à ma 3e session et je serai à mi-chemin avant l'obtention de mon diplôme.