lundi 28 avril 2008

14

Aujourd'hui, c'est une occasion spéciale. Outre le match de hockey Canada-Russie au Colisée que je m'apprête à aller voir ce soir ;), c'est aussi le 14e anniversaire de notre rencontre. Pour cet événement, je mets en ligne un vieux texte que j'ai écrit il y a 3 ans, ailleurs. By the way, nous ne fêterons pas ça aujourd'hui, donc elle n'est pas frustrée de me laisser aller voir le match de hockey. :)
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J’étais en secondaire 5, dans un cours d’anglais et j’étais accompagné de mes chums de l’époque. Tous savaient que j’avais quelqu’un en vue, mais que j’étais à ce moment-là, trop « branleux » pour lui faire ma grande demande. J’avais le meilleur des prétextes pour l’approcher, mais j’avais peur du « non ».

Embarqué dans l’autobus scolaire qui nous ramenait à la maison, je me posais encore la question si je le faisais ou non. Je suis arrivé chez moi, je suis allé directement dans ma chambre et je me suis parlé : « Bon là! Ça suffit. Elle te rend malade, ça fait deux ans que tu la connais, vous vous entendez très bien et le pire qui peut arriver c’est qu’elle dise non. À ce moment-là tu passeras à un autre appel ». J'ai hésité encore un bon 10 minutes pour enfin prendre le téléphone et composer le plus vite possible, sans essayer de prendre connaissance de ce que je faisais. Comme lorsqu’on se bouche le nez pour avaler quelque chose de mauvais.

Ça sonne, ça répond et c’est elle.

- Allo?
- Salut! Ça va?
- Oui... c’est D?
- Ouais. Je ne t’ai pas vu aujourd’hui à l’école, étais-tu malade?
- Non, je me dépêchais d’aller à mes cours pour étudier avant mes examens. J’en avais deux aujourd’hui.
- Ah OK!
- Pourquoi?
- Ben, ça me gêne de te le demander.
- Quoi?
- M’accompagnerais-tu au bal des finissants? lui demandais-je exactement de la même manière que j'avais composé son numéro de téléphone.
- Bien sûr!

Soulagement! L’appel s’est ensuite terminé rapidement. Il fallait que je laisse échappe toute la joie que je refoulais pour me contenir. La pression venait de baisser et mon coeur a repris un rythme normal. Première étape réussie.
« Bon elle veut m’accompagner au bal, ça veut donc dire que je l’intéresse. M'enfin, je l'espère ».

Pendant trois jours, j’ai réfléchi à comment passer à la 2e étape, la 2e demande. Et c’est dans la soirée de cette troisième journée que j’ai décidé de l’inviter à venir marcher sur le bord de l’eau. Je voulais faire mon romantique. On s’est assis sur un banc et on regardait la mer encore à demi gelée. Ce n’était pas chaud, mais c’était parfait. Fallait que je fasse vite, j’avais un entraînement de Tae Kwon Do et je commençais à avoir la bouche gelée. Il fallait que je fasse vite avant de plus être capable de placer un mot.

- Tu doutes pourquoi je t’ai amené ici.
- Non?
- Tu es sûr tu ne te doutes de rien?
- Non…
- Ben voyons je suis sûr que tu t’en doutes.
- Ben… Je te gage que tu veux sortir avec moi!
- Ouais! Est-ce que tu veux? lui répondis-je timidement
- Ben oui!
- Est-ce que je peux t’embrasser?
- Ben oui!

C'est poche hein? Rien d'un film d'amour quétaine avec Julia Roberts ou Matthew McConaughey . Ce n’est peut-être pas la demande la plus élégante faite à une femme, mais ça fonctionner. La preuve c'est qu'aujourd’hui, 12 ans plus tard, c’est mon épouse et la mère de nos deux beaux enfants. L’amour est toujours au rendez-vous dans notre couple et quand je fais le bilan de ces années, je suis encore plus fier de la solidité de notre union. Nous avons vécu des moments difficiles ensemble comme le divorce de nos parents, son père maniaco-dépressif, 4 ans d’amour à distance lorsqu’elle était à l’université, le refus de sa mère de m'avoir comme gendre, etc. On a passé au travers tellement d’épreuves que je vois plus ce qui pourrait nous briser. Il ne faut jamais dire jamais, mais ça va être difficile.

dimanche 27 avril 2008

Maudit printemps

Non, mais c'est difficile étudier le printemps. J'ai tellement de misère depuis deux semaines à me concentrer dans mes études. Jumelé à ça, le hockey! Ce n'est pas drôle, je souhaite quasiment une élimination des Canadiens pour le dernier droit. Depuis l'automne dernier que je me préparais mentalement à ce printemps.

J'ai su officiellement que mon dernier examen de la session aura lieu le 22 mai, alors j'en ai pour presque un mois à prendre mon mal en patience et me retenir de profiter du beau temps.

Le printemps c'est aussi la saison officielle de « L'étudiant à la recherche d'emploi ». Dans notre domaine et surtout ceux ayant terminé leur première année d'étude en soins infirmiers, c'est la chasse aux postes de préposés aux bénéficiaires. Je ne sais pas combien de CV j'ai envoyés depuis deux semaines, mais il ne faudrait pas qu'ils appellent tous en même temps pour une entrevue, car sinon, j'aurai plus le temps d'étudier. Reste que ça me stresse un peu, l'été arrive et le cash se fait rare, alors un emploi serait le bienvenue.

mardi 22 avril 2008

Déchargement

Tout plein de choses à compter encore une fois.
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Je suis encore en recherche d'emploi pour être préposé aux bénéficiaires. J'ai envoyé beaucoup de CV, mais j'ai peu de feedback pour le moment. Ça commence à se faire pressant, car le solde de mon compte de banque s'approche dangereusement du zéro. D'ailleurs, à ce fait, j'essaie toujours de savoir la vraie raison pourquoi je n'ai pas été pris pour l'emploi dont je soupçonne d'avoir été écarté du à mon burn-out. Quand j'appelle, on me transfert d'une personne à l'autre et la dernière me dit qu'une personne va me rappeler. Toutefois, je n'ai toujours pas de nouvelles. Ça me frustre, considérant que 3 personnes de ma classe ont été engagées... J'aurais dû fermer ma yeule!
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J'entame un rush incroyable à l'école. Les examens vont se bousculer et presque tous dans la même semaine. J'ai un peu peur de pocher un cours important. Je ne sais pas comment je vais arriver à gérer mon temps, surtout que je prends plus de temps que la moyenne à retenir des choses alors, donc plus de temps à étudier. Dans les deux prochaines semaines, mes cours propres aux soins infirmiers recommencent. Deux semaines de cours intensives et la semaine d'après on est évaluer là-dessus. La semaine d'après, 2 ECOS (examens pratiques) dont un sur les ponctions veineuses (prises de sang) et 3 examens synthèses (examens sur tout le contenu de la session). Pour vous simplifier le calcul, c'est 8 examens en 2 semaines et ça! Ce n'est que pour les cours de soins. S'ajoute à ça, un examen de psycho, un de chimie, deux de biologie. Pour un grand total de 11 en deux semaines. Maman au secours!!!
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Comme moyen de contraception, ma blonde se fait injectée du « Depo Provera ». Ça fait des années qu'elle va aux trois mois au CLSC de notre quartier pour se le faire administrer. Je sais que c'est un moyen de contraception très contesté, surtout pour ses effets secondaires à long terme (risque d'ostéoporose), mais ma conjointe veut prendre le risque, parce qu'elle adore n'avoir qu'un SPM par 3 mois. :) Moi aussi d'ailleurs. Tout ça pour dire que j'ai appris qu'on pouvait acheter seringue et aiguille et que je pourrai lui administrer moi-même dorénavant. Cool! J'aime ça piquer! :) C'était la partie que j'aimais le plus dans mon stage. En tout cas, pas mal plus cool que de changer des culottes d'incontinence.
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Je regardais ma souffleuse dans le cabanon et je suis devenu nostalgique des beaux moments que nous avons passé cet hiver, mais ça s'est arrêté là. C'est dangereux de flirter avec un ex. ;)
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Hier soir, j'ai été écouter le hockey chez une « vieille » amie et un « nouvel » ami. Vraiment une belle soirée. Ça fait du bien de l'écouter avec quelqu'un d'aussi stresser que moi. :) Merci!

mercredi 16 avril 2008

Le volume du vent (Karkwa) en vidéo

Laissons un peu de côté le milieu hospitalier et parlons un peu de "miouze". Je laissais hier transparaître mon petit côté fanatique pour Karkwa depuis la sortie de leur nouvel album. Pour vous prouver que je ne suis pas fou et qu'ils ont vraiment du talent (ça se pourrait que je le demeure, toutefois, pour certains ;)), voici quelques vidéos que j'ai trouver sur youtube qui sont des extraits de l'album "Le volume du vent".

Le Solstice
Pour moi, la pièce la plus réussi de l'album. Toutefois, l'extrait ne vend pas totalement la toune, le son est meilleur sur CD. La musique nous rapelle des éléments de les albums "Heptade" et "Si on avait besoin d'une cinquième saison" d'Harmonium. L'extrait vient de l'émission "Mange ta ville" diffusé à Art TV.


Oublie Pas
La balade de l'album. Cet extrait a été tourné dans un petit coin tassé à quelque part en France. C'est une version revisée et plus simple que l'extrait sur CD, mais nos Québécois s'en sorte bien.



Le Compteur
C'est la pièce qui ouvre l'album et c'est du solide. Patrick Watson a collaboré à cette chanson. Je trouve que sa voix en backvocal vient ajouter un plus à la pièce. Le visuel est secondaire, c'est un vidéo homemade fait par un autre fan, mais l'extrait vient du CD.


Échapper au sort
Et finalement, voici le premier extrait-radio de l'album. Le vidéo est aussi beau à voir.


Voilà, j'espère avoir convaincu certaines personnes que c'était un album à acheter. Toutefois, si vous aimez l'album, ne vous contentez pas que de ça, en show, ce sont des bêtes et ils sont meilleurs!

mardi 15 avril 2008

Vidange d'huile

Tout plein de trucs à compter, mais je manque de temps pour les poster ici.
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Hier, j'ai donné du sang pour la première fois de ma vie et ça ne sera sans doute pas la dernière. J'ai toujours voulu en donner, mais soit qu'à chaque fois que j'entendais parler d'une collecte de sang, je ne pouvais pas ou soit que j'étais trop lâche pour m'y rendre. Hier, j'avais 3 heures à brûler entre deux cours et ça adonnait bien, il y avait une collecte de sang au cégep, alors je m'y suis présenter. J'ai eu le temps de jaser avec les bénévoles, à 99% des personnes âgées, et ce sont tellement des bonnes personnes. Il y avait un monsieur qui était bénévole pour Héma-Québec, parce qu'il ne pouvait plus donner du sang. À lui seul, dans sa vie, il a fait 767 dons de sang. Si un don peut sauver 4 vies, lui il en aurait sauvé 3068 vies. Impressionnant.
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J'ai vu aujourd'hui un drôle de couple. Drôle dans le sens, hors de l'ordinaire, qu'on ne s'y attend pas. Lorsque j'ai passé devant eux, je n'ai pas remarquer, trop concentré à continuer ma voix. Sauf que je suis devenu curieux, lorsque j'ai vu plusieurs personnes qui attendaient pour entrer dans un local, regarder en direction d'un couple qui s'embrassait. Une femme qui semble au premier coup d'oeil avoir le Syndrome de Treacher Collins (même chose que le petit Jérémy) embrassait son amoureux. Quand j'ai vu ça, j'ai fait un large sourire et j'ai continué ma route. Encore une fois, je trouvais ça beau. Dans un monde superficiel comme le nôtre et multiplié par mille dans un milieu scolaire, voir un couple qui s'aime faisant fit des apparences, je trouve ça remarquable. Je souhaite longue vie à leur couple.
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Pour ceux qui ne connaissent pas encore mon côté groupie pour Karkwa, sachez que depuis 10 jours, j'écoute en loop sans arrêt leur deuxième album (Le Volume du vent). Trop génial. On sent des influences dans la musique d'Harmonium, Radiohead et même Pink Floyd. Et concernant les paroles, on est loin du Eric Lapointe ou Lynda Lemay. La première toune en collaboration avec Patrick Watson est à renverser en bas de notre chaise. Je sais que plusieurs personnes n'accrochent pas à la musique québécoise, mais s'il y a un groupe à aimer, ça serait Karkwa. Un 3e album solide supérieur aux deux autres.
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Dernière semaine de stage qui commence demain. Ensuite, 3 semaines de cours loadées avant de terminer ma première année en soins infirmiers. Wow! Il y a 1 an moins un jour, je démissionnais d'un poste qui me rapportait 50 000$ par année dans un domaine où je n'aurais jamais manqué de job, mais que je n'aimais pas. Je ne regrette toujours pas mon choix.

mercredi 9 avril 2008

Mi-Stage

C'était aujourd'hui l'évaluation mi-stage. Personnellement, je ne stressais pas trop, car je l'aurais senti si ça allait mal dans mon stage. Et, comme j'avais prévu lorsque je faisais mon auto-évaluation, je me suis surévaluer. Pas que je me prends pour quelqu'un de parfait, mais je trouvais les nuances dans les choix pas très clairs. Pour mon auto-évaluation de fin de stage, je saurai à quoi m'en tenir. Pour en revenir avec l'évaluation faite par le prof, je sens que j'ai vraiment sa confiance et qu'elle m'apprécie. Les qualités et les points améliorés sont ceux que j'avais moi-même spotté, donc je sais sur quoi je dois travailler.

Cette semaine et pour la semaine prochaine aussi (la dernière), nos stages sont de soirs. Je n'aime pas trop l'atmosphère et la dynamique de soir. Ce n'est peut-être pas la même chose dans tous les hôpitaux, mais je m'emmerdais. J'aime ça quand bouge, que ça grouille et qu'il se passe tout plein de choses stimulantes. Bref, j'ai besoin de défi, la routine ce n'est pas pour moi. J'avais quand même toujours quelque chose à faire, mais on n’était pas dans le gros jus. Mais bon, peut-être que j'apprécierai aussi cette tranquillité plus tard quand j'aurais six patients à m'occuper au lieu d'un.

dimanche 6 avril 2008

La mariée du militaire

Hier, nous avons assisté au mariage d'un ami et d'une amie. Un mariage à la hauteur de leur personnalité. J'irais même jusqu'à dire que tous les éléments étaient en place pour se faire du fun. Et en plus, ça sentait l'amour et le bonheur des deux vedettes à plein nez. J'avais aussi la chance, lors de la réception, d'être à une table blogueste où, comme elle le dit, nous avons les joues crampées. Même si le triste nuage de fumée du Manège Militaire juste à côté n'était pas encore tout à fait dissipé, à la Citadelle, c'était beau de voir deux amoureux confirmer leur union.

jeudi 3 avril 2008

Auto-critique

Dans les travaux que j'ai à remettre, concernant mon stage, il y a mon auto-évaluation mi-stage. C'est ce que j'ai fait et remis aujourd'hui. Il y avait une centaine de points que je devais qualifier d'entièrement satisfaisants, très satisfaisant, satisfaisant ou insatisfaisant. C'est très difficile de s'autoévaluer. J'ai tendance à vouloir me mettre poche partout ou bien à dire très satisfaisant. Je ne suis pas capable de me donner une note parfaite non plus. Je me demande bien à quoi ça sert d s'autoévaluer de façon aussi complexe. Moi, tout ce que je veux savoir c'est si je l'ai ou pas. Si le prof ne m'a pas renvoyé chez moi, c'est peut-être parce que je ne suis pas si pire. M'enfin, je verrai le résultat de tout ça, mercredi prochain, je rencontre mon professeur et nous allons discuter de mon évaluation de la première moitié du stage, j'ai bien hâte d'entendre mes points faibles, mais surtout mes points forts. Je ne m'en fais pas trop, car je sais que je n'ai mis aucun de mes patients en danger, alors je devrais m'en sortir vivant et avec un sourire.

mercredi 2 avril 2008

Dernier stage de jour

Le dernier stage de jour pour ma 2e session avait lieu aujourd'hui. Demain, congé (mérité), je pourrais donc en profité pour faire tous mes travaux de mi-stage à remettre.

J'ai eu la chance d'avoir un patient vraiment intéressant aujourd'hui. Sans entrer dans les détails, il était hémiplégique (paralysé d'un côté) et aphasique (incapacité à parler). Ce fut vraiment une expérience unique et enrichissante, car lui me comprenait, mais moi je ne le comprenais pas à part un oui ou un non. Je crois qu'il a vraiment apprécié mes soins, car il riait de mes jokes (plattes) et m'a même envoyé la main lorsque je suis parti (peut-être pour dire "Bon débarras!" ;)).

Ce fut quand même une journée difficile, je n'ai pas été assez performant à mon goût et vu qu'on a une prof assez exigeante (et elle aime nous le rappeler), on le sent. Parmi les 6 profs de stages, nous avons sans contredit la plus sévère et exigeante. Quand on compare nos stages, les autres ont l'air d'avoir un voyage au club Med. La réputation de mon prof est légendaire au collège, elle s'est, en quelque sorte, confirmée durant le stage. Moi, je n'ai pas de problèmes avec ça, car je me dis que je vais pouvoir en retirer du positif. Mais, d'autres, ont de la misère avec cette pression. J'avoue tout de même qu'aujourd'hui, j'ai trouvé ça plus difficile qu'à l'habitude. Elle sait te faire sentir mal quand tu oublies quelque chose, même si c'est une mini-minuscule-poussière de détail.

Il me reste donc 4 jours de stages et ils seront de soir. J'ai hâte de voir la dynamique d'en soirée. Nous étions déjà habitués de la routine, signes vitaux-médicaments-bain. L'hôpital me manque déjà!

mardi 1 avril 2008

Une défaite

Il y a 10 jours, j'ai passé une entrevue pour devenir préposé aux bénéficiaires au CSSS de La Capitale (ça couvre tous les CHSLD et les CLSC de Québec). J'allais confiant, parce que je me disais qu'ils ont besoin de monde et que j'étais assurément compétent pour les aider. Mon entrevue s’est passée bizarrement. Je me suis fait poser tout plein de questions vraiment spécifiques dont je ne m'attendais vraiment pas et la réponse qu'ils attendaient l'était d'autant plus. Quand je suis sorti, j'avais un mauvais feeling. Il faut dire que c'est toujours comme ça quand je sors de ce genre de rencontre, je ne suis jamais trop sûr, mais je finis toujours par m'en sortir.

Toutefois, aujourd'hui, j'ai reçu une lettre qui me dit que mes « services n'ont pas été retenus». WTF?!?! Je ne l'a comprends vraiment pas. Je ne suis pas cinglé, je suis compétent pour l'emploi, mature et responsable. Où est le problème? Depuis cet après-midi, je révise dans ma tête mon entrevue et j'essaie de me rappeler où j'aurais pu montrer des signes d'incompétences. Trois choses me sont venues à l'esprit.

À la question, sur le formulaire, « avez-vous déjà souffert de troubles psychologiques?», j'ai répondu que j'étais déjà fait une dépression (burn-out). Strike One.

À une autre question lors de l'entrevue, la personne me demande « Vous voyez que ça brasse dans une chambre. Vous voyez un de vos collègues avec un patient qui a de la difficulté, que faites-vous?». Immédiatement, j'ai répondu que je vais aider mon collègue qui en arrache avec un patient que je comprends, difficile. Sauf que l'intervieweuse m'a regardé d'un air interrogateur et j'ai compris que je n’avais pas vraiment compris la question, alors elle me la repose d'une autre façon, « Vous voyez un patient se faire maltraiter par un de vos collègues, que faites-vous?». AAAAAAAAAAAH! Ben là! Je le dénonce à mon supérieur. Elle me répond, il faut que tu ailles à telle place, tel étage, pour le dénoncer. Strike two.

Finalement, la dernière chose, à la fin de l'entrevue, cette même personne me dit « Tu en as appris des choses aujourd'hui, hein?». C'est là que mon mauvais feeling a commencé. Strike three, youu'rrrrrrrre ouuuuuut! K.O.

Depuis la réception de cette lettre, je suis un peu démoli. Je passe une entrevue pour une job où il manque de main-d'oeuvre et je ne suis même pas foutu de réussir l'entrevue. Je suis donc ben poche! Tranquillement, je commence à en revenir, mais c'est vraiment difficile, c'est une vraie défaite. Je passe maintenant à mon plan B qui est donc d'envoyer mon CV à toutes les résidences pour personnes âgées dans le privé, ce qui veut dire des conditions de travail beaucoup moins alléchantes. J'ai vraiment besoin de travailler, et ce, très bientôt, car je vais commencer par manquer d'argent.