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samedi 17 juillet 2010

Pas toujours facile la vie de CEPI

CEPI: Candidat à l'exercice de la profession d'infirmier.

C'est mon titre présentement jusqu'à ce que je réussisse la dernière étape avant d'être infirmier: l'examen de l'OIIQ (ajouter un gros "MOUHAHAHAH! démoniaque à la fin de la phrase pour faire encore plus terrifiant).

Depuis le 24 mai, date d'embauche, il s'en ai passer des choses. Premièrement, j'ai passé 3 semaines et demie sur un département d'hémodialyse pour m'apercevoir que ce n'était pas fait pour moi. Juste apprivoiser la machine, c'est tout une tâche et ça me faisait faire des erreurs basic qui ont fait que j'ai été attitré ailleurs. Dur pour l'orgueil d'ex-informaticien, mais je doit l'avouer, pour la première fois, c'est la machine qui a gagner. L'hémodialyse, ce n'est pas fait pour tous et surtout pas pour un CEPI. Avant la grande pénurie d'infirmière, on demandait un minimum de 2 ans d'expérience avant de pouvoir y aller. Dans les candidats qui étaient choisi pour la formation, seulement que quelques candidats étaient retenues au bout des 6 à 8 semaines d'orientation intensive. On m'a raconté que des infirmières avec 25 ans d'expérience n'ont pas réussi la formation. Ma patronne m'a aussi avoué, par le passé, s'être fait dire que ce n'était pas fait pour elle. Alors, je me suis senti rassuré: ma carrière n'était pas déjà fini, je n'était pas un bon à rien et je pouvais garder espoir.

Le plan B qu'on m'a proposé et que j'ai accepté, c'est d'être former sur un unité de chirurgie et un autre de médecine pendant 14 jours et ensuite travailler sur équipe volante, c'est-à-dire que je bouche les trous sur tous les départements (ou presque) de l'hôpital, bref, je vais où ils ont besoins.

J'ai terminé aujourd'hui mon orientation et demain est le grand jours où je suis un "grand garçon", laissé à lui-même dans ce monde de "fou". Je dois dire que, jusqu'à présent, j'adore mon travail, même si les débuts sont extrêmement difficile. On m'a dit qu'un nouvel(le) infirmier(ère) pouvait prendre jusqu'à 1 an avant d'être le minimum autonome. Ça peut paraître décourageant, mais je me dis que dans 5 ans, je vais en rire.

*** P.S. J'ai bien l'intention de recommencer à bloguer régulièrement. Comme le précédent billet le spécifiait, j'ai fait un stage en France. Dans les prochains jours, je vais écrire un billet résumant cette expérience dont je vais me souvenir toute ma vie!.

samedi 13 mars 2010

Y-a-t-il un infirmier dans ce blogue?

C'est la question que vous devez vous poser puisque depuis août je n'ai pas donné de nouvelles. Je n'ai pas vraiment d'excuses à part que j'ai complètement oublié que j'avais un blogue, sans doute parce que mes temps libres sont plutôt rare. C'est un commentaire laissé par Marie-Cath sur mon billet précédent qui m'a fait allumé. Alors, me revoilà.

Que s'est-il passé depuis août?
Une 5e session ordinaire où j'ai tellement haï mon stage en psychiatrie (au moins je sais que ce domaine est pas fait pour moi) et un autre en gériatrie qui aurait dû être plaisant, mais qui a été complètement gâché par un professeur incompétent (ce n'est pas juste mon avis personnelle, mais du CHSLD, des étudiants et du collège).

Cet automne, je me suis aussi lancé dans un nouveau projet: j'irai (avec 11 autres collègues) faire un stage de 2-3 semaines en France. C'est un projet génial, mais qui demande beaucoup de travail et de stress pour arriver à financer et organiser le voyage. Nous en sommes aux derniers préparatifs, la journée du départ approche à grand pas (fin avril) et le stress est au maximum, car avant de partir nous devons faire tout nos examens, 1 mois avant les autres.

Et maintenant?
Me voilà maintenant en 6e et dernière session. Tout va bien et le 25 mai je serai enfin un CEPI. Mon changement de carrière sera officiellement amorcé! Toutefois, avant de crier victoire, je vais me concentrer à terminer le programme en beauté. C'est une session très exigeante qui se termine par ce que l'on appelle une activité synthèse de programme, c'est-à-dire un examen résumant 3 ans d'étude. Les stages sont aussi beaucoup plus difficiles, normal nous devons être plus autonome vu que nous sommes à quelques mois de terminer. Mon statut d'étudiant ne se terminera pas pour autant, car à l'automne prochain, je me suis inscrit au BAC en sciences infirmières à temps partiel.

Je prend la résolution d'écrire plus régulièrement ici. Après tout, le principal intérêt que j'avais pour faire ce blogue, c'est de mettre en écrit les souvenirs de mes études. Alors, c'est dans mon avantage de le faire.

lundi 17 août 2009

Post mortem de mon été

Ouf! Je n'ai pas écrit une ligne ici de puis presque 2 mois et demi. Ce n'est pas que j'en avais pas le goût, mais je me suis juste tenu loin de l'ordinateur. C'est ironique quand même que je recommence à écrire ici, la journée la plus chaude de l'été.

J'ai passé un été formidable à travailler. Aucun ironie ici. Mon externat en soins infirmiers a été un emploi supérieur à mes attentes et ça m'a confirmé encore plus que j'étais dans le bon domaine. Je n'ai eu que des bons commentaires des infirmières et infirmiers de mon département, ce qui est très rassurants.

Des 30 et quelques externes en soins infirmiers d'où j'étais, je me suis fait dire que j'ai été l'un de ceux qui le plus fait de quarts de travail en tant qu'infirmier auxiliaire, au lieu d'être en surplus sur le département. En effet, depuis cet année, c'était une nouveauté permise par l'Ordre des infirmiers et infirmières du Québec. Vu que les hôpitaux engagent de plus en plus d'infirmières auxiliaires et que l'été est la période de vacance privilégiée, devinez qui les remplaçait sur le département?

Ç'a été vraiment une expérience enrichissante, car ça m'a vraiment permis de prendre confiance en moi, de bien organiser mon travail et d'améliorer mes techniques de soins. J'avais 13 patients en dyade avec un infirmière. Ça, c'est 11 ou 12 de plus que lorsque je suis en stage. Inutile de spécifier que je risque de m'emmerder un peu lors de ma dernière année en stage, alors que j'aurai que quelques patients et un prof dans le cul au moindre faits et gestes (adieu la belle autonomie acquise!)

Ça m'a aussi permit de voir que j'aimais la gériatrie. Je savais que j'allais aimé ça, mais maintenant, je sais qu'un poste dans un département de gériatrie m'intéresserait vraiment. Il y en a que c'est les plus jeunes ou l'urgence, alors que d'autres c'est la cardiologie, moi c'est les plus vieux. Ça le temps de changer d'ici fin, mais jusqu'à maintenant, c'est ce qui me branche le plus.

Vu que j'ai eu un bel externat (ce qui est dûr d'échouer, environ 99.9% réussissent), j'ai été engager comme CEPI (candidat à l'exercice de la profession d'infirmier), le titre avant infirmier, c'est-à- dire avant d'avoir réussi l'examen de l'OIIQ. Il faut vraiment que le réseau de la santé du Québec soit en pénurie d'infirmière quand il en engage 8 mois d'avance.

D'ici là, je demeurer préposé au bénéficiaire, un emploi beaucoup moins prestigieux qu'infirmier externe, mais ça me permet de demeurer dans l'hôpital et d'accumuler de la précieuse expérience.

Voilà comment s'est passé mon été. Il ne me reste plus qu'une semaine avant de débuter la dernière année de mon DEC. Ouf! Ça s'annonce pour être une année épuisante!