vendredi 1 mai 2009

Réfléxion

Pour les habitués, vous avez vu dernièrement que le blogue est en monde privé. La raison est simple, c'est que je jongle avec l'idée de le fermer ou de laisser ouvert.

Pourquoi?
En tant que futur infirmier, je me vois mal justifier ou expliquer à un patient (ou même un collègue) mes écrits ici. Je me suis même demander si un patient ne pourrait pas, dans le futur, prendre de ce que j'écris ici pour s'en servir contre moi. Là, c'est un peu de la parano. je l'avoue.

C'est un peu un revirement de situation, parce que pour ceux qui ont été vite, vous avez pu remarquer que j'ai sorti temporairement de l'anonymat, mais je me suis rétracter après avoir discuter avec certains proches.

Aidez-moi! ;-)
J'aimerais donc, savoir ce que vous en penser. J'avoue être un peu mêler, alors d'avoir d'autres perspectives, d'autres façon de voir la chose, réussirais peut-être à m'éclairer et prendre une décision.

8 commentaires:

Nicolas Roberge a dit…

Je le garderais ouvert. Si tu enlèves l'anonymat, réévalue ce qui peut être dit aujourd'hui avec ta nouvelle carrière qui débutera. Je relierais mes billets et je les modifierais ou retirerais en ayant en tête qu'il pourrait être lu par ce nouveau public.

Le blogue est un phénomène nouveau et en vogue et ça serait très malheureux que ce métier qu'on considère traditionnel mette fin à cette initiative qui est unique en son genre. La santé doit aussi se renouveler et le fait qu'il n’ait pas ou peu de professionnels de la santé dans les médias sociaux, ne signifie pas qu'ils n’ont pas leur place.

Il ne faut pas que ça fasse comme l'informatique et que ça brime tes passions.

brem a dit…

Moi par principe, je ne blogue pas trop sur ma famille, et je ne blogue surtout pas sur le boulot. Il y a trop de cas où les gens se sont fait foutre à la porte à cause de ça pour que ça me tente de prendre le risque.

Parler de la job sur un blogue, je trouve que c'est un peu de faire du "kiss and tell". T'irais tu dire à tout le monde comme était ta baise de la dernière nuit à tout le monde? Non, par respect pour ta blonde et tous ceux qui la connaîssent. Même chose ici je trouve.

Moi je songe à l'idée de justement me créer un autre blogue anonyme pour justement pouvoir parler de tout ce que je voudrais parler mais dont je me retiens sur mon blogue. Tu remarqueras que je ne blogue pas souvent sur mon blogue actuel aussi :-)

Donc ça dépend de ce que tu veux faire avec ce blogue. Si tu veux pouvoir nous conter des anecdotes de patients morons, garde ce blogue anonyme. Et chuuuuut. Je ne dirai à personne que je sais qui tu es :-).

Nicolas Roberge a dit…

Normalement, dans les médias sociaux tout est plus simple quand on vit la chose en toute authenticité. On écrit des choses qu'on dirait à notre patron, à notre famille et sur la première page du journal. Si notre blogue sert à se défouler et dénoncer, il faut être prêt à défendre ses idées à visage découvert.

Si le blogue est anonyme, c'est la même chose. Si quelqu'un nous démasque (ce qui arrive toujours), on devra vivre avec ce qui est écrit.

Alors, je ne crois pas qu'il faut le fermer, mais plutôt réévaluer son contenu avec une optique que ça sera public et il doit aller de pair avec sa nouvelle vie publique.

Michel Monette a dit…

Le mode incognito ou non dépend du but. Vos billes sont intéressants parce que ça nous donne un autre point de vue sur votre milieu. Il y a plusieurs médecins qui bloguent (tous incognito par ailleurs) alors un autre point de vue c'est fort pertinent. J'espère que vous allez choisir de continuer et je vous conseille de le faire sous le nom Nurse D si vous voulez plus de liberté dans vos écrits. Dans le cas contraire, ça va tout de même demeurer un blogue à lire à Québec.

Marjo a dit…

Ouf, je suis contente que tu ais réouvert brièvement! J'étais déçue de ne plus avoir accès et de ne pas pouvoir te joindre !

Voici mon point de vue sur ton dilemme :

J'ai présentement un blog sur mes démarches pour mon admission dans mon futur programme que je cache le plus possible, parce que je ne tenais pas à me faire trouver, spécialement par mes futures collègues et collègues de classe. J'y parle de mes états d'âmes, de mes craintes, etc., mais pas de moi (en fait oui un peu, trop en fait, je parle de mon travail actuel... hm... pas bien). Je ne laisse pas toujours le lien de mon blog pour réduire les risques de me faire trouver par Google ;)

Je compte en ouvrir un nouveau, encore plus anonyme, pour parler de mes futures études. N'importe qui aurait pu l'avoir écrit, il n'y aura pas de noms, pas de dates, le moins de lieux possibles. Je crois que c'est éthique et correct envers mes futurs patients. Pas de jugement ni d'opinion sur des cas réels. Je parlerai des cours, des stages, des anecdotes de stage, de cas d'actualité, de la profession.

Comme tu vois j'ai les mêmes préoccupations, donc je comprends ta démarche.

Je trouve que ta nouvelle orientation (but informatif notamment) ne cadre pas tout à fait avec un blog privé (tu n'informerais pas beaucoup de gens). Si j'étais toi, je fermerais celui-ci ou je continuerais à y écrire en privé pour mes proches et tes amis pour parler de mes états d'âmes, de mes doutes, des fois où ça a mal été, etc, et en ouvrirais un autre plus neutre, plus informatif, plus anonyme, pour partager le quotidien d'étudiant en soins infirmiers et de futur infirmier en général.

J'adore lire le vécu d'étudiants en santé, c'est pour ça que je compte ouvrir le premier blog québécois d'étudiante dans mon domaine ;) pour ceux et celles que ça intéressa et pour garder par écrit mon parcours. Mais il devra être totalement anonyme vu le nombre restreint d'étudiants dans mon domaine, et donc pour des questions de confidentialité pour tout le monde (étudiants, prof, professionnels, patients).

Donc voilà... Je pense qu'il y a moyen de faire un blog super intéressant avec des anecdotes neutres et anonymes, qui intéressera le grand public, informera les éventuels étudiants en soins infirmiers, et que tes collègues trouveront bien aussi :) Personne ne pourrait y trouver ne redire.

Je serais très heureuse de continuer à te lire, infirmier/ère c'est une profession qui me fascine et j'apprends beaucoup ! J'espère pouvoir avoir accès à ton blog si tu le rends privé, mais libre à toi ! :)

Damia a dit…

C'est une des raisons pour laquelle je garde mon anonymat, que je ne nomme pas mon entourage et que je ne parle pas des cas que je peux voir dans ma journée. Parfois, je vais faire qq références ou exemple, mais plusieurs semaines après avoir rencontrer qqun. Ainsi, on ne peut pas faire d'association. Avant d'écrire quoi que ce soit, je me pose toujours la question : Est ce que ça me dérange qu'un collegue ou patient tombe la dessus? SI la réponse est oui, je n'écris pas.

J'aime bien venir te lire. En tant qu'infirmière qui a des étudiants de temps en temps, il est très intéressant de te lire! On oublie comment on se sentait à l'époque des stages! :)

Annick a dit…

Il faut juste faire attention à comment les choses sont amenées...
C'est difficile, mais c'est possible. Personellement, mon travail ne me permet pas de le faire, bien que ce ne soit pas l'envie qui manque, mais je ne vois pas comment je pourrais parler de mon quotidien professionnel sans me commettre.
Pour ta part, à la limite, tu peux écrire des billets brouillons et les rendre publics plusieurs mois après "l'incident", en prenant bien soin de ne pas nommer l'endroit où tu travailles, ni le nom du patient... !

C'est effectivement une question à se poser, mais selon moi, tout se dit ; tout dépend de la façon dont c'est dit.

Mario Asselin a dit…

Depuis 2002, je blogue sur mon métier. D'abord en tant que directeur d'école et depuis 2005, en tant que consultant. Je me dis qu'en ne divulguant que ce qui est public, je ne m'expose à aucun problème tout en respectant les gens que je côtoie au quotidien.

Je ne crois pas à l'anonymat. Tout finit toujours par se savoir... Aussi, je trouve qu'on invoque le devoir de réserve à toutes les sauces. L'anonymat permettrait de contourner l'obligation de discerner entre la vraie responsabilité professionnelle et ce qui est de l'ordre de la sphère publique. Notre capacité à échanger des points de vue divergents est passablement amochée par cette invocation à tout instant du devoir de réserve. J'ai choisi d'assumer sur mon blogue en évitant tout comportement diffamatoire ou causant un préjudice aux personnes. Je crois que si on discute davantage d'idées que des personnes, on est sur une meilleure piste.

Je ne revendique pas d'avoir raison.

Je crois qu'il y a un espace sur un blogue pour qu'une infirmière puisse bloguer sur son activité professionnelle en tout respect des patients. J'aurais peur que l'anonymat serve une forme de désinhibition qui causerait plus de tort au blogueur et aux patients.

Bonne route quoique vous décidiez.